Pourquoi un plan ?
Pas obligatoire mais parfois nécessaire car il arrive que l’écriture spontanée/intuitive ne suffit toujours pas ou peu être trop légère.
Tu peux donc choisir de faire un plan si :
- tu ressens le besoin d’avoir cet outil qui te rassure et t’accompagne
- si tu as un univers riche il est conseillé de l’utiliser pour pouvoir présenter correctement celui-ci
Le problème avec l’écriture spontanée c’est qu’il y a un risque de broder et donc d’effet “plume immature/débutante” avec des intrigues bancales, incohérences ainsi que des personnages changeants et creux.
Le plan aide en général à éviter les réécritures intempestives car tu suis ce que tu as prévu et dans l’ordre que tu l’as décidé.
Les éléments :
De la même manière que ton manuscrit, plus il sera préparé moins tu auras a la retravailler ensuite.
Il sera aussi utile d’avoir déjà en main ton pitch et ton résumé pour pouvoir suivre ton fil rouge.
Il faut prendre en compte certains éléments basiques :
- la narration et ces narrateurs
- les personnages (protagonistes, antagonistes, etc.)
- lieux et décors
- l’intrigue principales et celles secondaires voir tertiaires
Construire le plan :
Il faut voir cela comme un résumé de chaque chapitre ou scène, présentant les décors, personnages et intrigues sans dialogue.
Il est composé de trois actes le début, le milieu et la fin :
- l’exposition : avant l’objectif
- le développement : pendant l’objectif
- le dénouement : après l’objectif
Ces trois actes s’appliquent à chaque tome mais tu dois réussir a étendre ces actes sur l’ensemble de ta saga.
Premier acte :
Environ 20% de ton manuscrit
Il sert :
- à donner le ton : voir le genre, la temporalité, le contexte, les thèmes choisis
- à présenter les personnages principaux, leur rôles ainsi que leurs liens
- donner naissance et faire apparaitre l’objectif (intrigue principale) grâce a l’incident déclencheur qui mènera à l’acte 2 (le développement) souvent dut a une rencontre ce qu’on appelle “l’appel du héros”.
Le premier acte présente la routine, l’équilibre de vie de départ puis l’incident déclencheur vient briser cet équilibre et précipiter le protagoniste vers un objectif.
Deuxième acte :
Le deuxième acte fait environ 70%, le plsu long.
Il présente tout les efforts des protagonistes pour accomplir l’objectif soit :
- Les obstacles et conflits ainsi que les divers pivots dramatique (incident qui relancent l’intrigue).
- à présenter la “crise” le moment ou les protas en croit plus en eux, perdent tout espoir.
- faire suivre le climax : obstacle le plus difficile qui apparait a la fin de acte : scène clé a partir de laquelle on sait si on aura une fin heureuse ou pas. Il insuffle l’énergie nécessaire pour accomplir l’objectif final.
- terminer tout les intrigues secondaires et tertiaires voir final si il s’agit d’un one shot mais comme dit plus haut il faudra réussir a doser pour étirer ses actes et donc la résolution des diverses intrigues.
Une fois bousculé par un évènement, les protas vont devoir sortir de leur zone de confort et affronter plusieurs barrages et passer par diverses émotions pour enfin atteindre leur but.
Troisième acte :
Environ 10% de ton manuscrit
À la suite du climax, il sert :
- présenter le retour au clame, à la normale, la routine qui sera plus ou moins changée et affectée par le parcours des héros.
- présenter l’avenir des persos.
- conclure par une fin ouverte ou fermée si on attend une suite ou non.
- l’épilogue fait parti du dénouement.
Ce dernier acte ramène à l’état initial de l’exposition qui sera plus ou moins le même selon la quête accomplie et les obstacles traversées.
Dans le cas d’un saga le tome peut se conclure en plein deuxième acte.